Afrique et guerres : l’Afrique est-elle violente ? (partie 2)

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FRART#24 – Afrique et guerres : l’Afrique est-elle violente ?
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Nous allons aborder ici les conflits actuels sur le continent africain, qu’ils soient civils ou étatiques. Nous excluons les conflits « purement terroristes » (nous recommandons à ce propos de lire notre premier article consacré au terrorisme en Afrique où est écrite une première partie introductive sur le continent).
Il est d’abord essentiel de faire un point historique sur chacun des conflits abordés.

  1. La Libye

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Depuis le Printemps Arabe et la chute de Mouammar el Kadhafi en Octobre 2011, la Libye connait une guerre civile profonde et violente qui oppose pas moins de 1700 groupes se battant pour le pouvoir.

Pour simplifier, divisons le pays en deux moitiés, ouest et est. Dans le chaos de la guerre civile, la communauté internationale aide à créer un Gouvernement d’Accord National (GAN) qui doit se baser à Tobrouk, à l’est du pays. Cette moitié du pays se rallie au GAN.
Un gouvernement parallèle s’établit également, cette fois-ci dans la capitale légitime du pays, Tripoli. Ce Gouvernement National de Salvation (GNS) ne reconnait pas la légitimité du GAN.

Des discussions sont en cours pour rapprocher les deux gouvernements afin d’en constituer un unique. La réalité de la guerre civile ajoutée aux liens du GNS avec des groupes salafistes compliquent le processus.

L’Etat Islamique s’installe en Libye en 2015. Le pays est, derrière l’Irak et la Syrie, sa troisième place forte.
Plus proche de l’Europe et qui constitue un lieu de retrait quand les territoires initiaux ne seront plus sûrs.
Le nombre important de groupes armés s’explique par le fait que ces groupes ne soient actifs souvent que dans une ville ou une localité tout en étant rattachés à un mouvement plus grand.

L’Etat Islamique s’appuie ainsi sur son groupe basé à Tripoli, ou celui de Barqa. Des groupes appelés « Conseil de la Shura » prolifèrent dans des dizaines de villes. Il faut finalement ajouter les fidèles de Kadhafi qui opèrent toujours.

2. La République Centrafricaine

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(Vous pouvez retrouver dans l’un de nos précédents articles l’intervention de la France en République Centrafricaine durant l‘Opération Sangaris.)

Le pays est pauvre et l’Etat faible suite à une dizaine d’années de conflits, lorsqu’en décembre 2012 un groupe armé appelé Séléka lance une série d’attaque. Un accord de paix ne suffira pas à les empêcher de s’emparer de la capitale, Bangui, en mars 2013 et de forcer le Président à s’enfuir. L’une des conséquences de l’absence de gouvernement légitime est la sortie du pays de l’Union Africaine.

Un second groupe, les anti-Balaka, prend les armes. Les affrontements prennent une tournure religieuse et précipitent la population dans la famine. Plus de la moitié des Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire urgente. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées internes voire fuient dans les pays voisins et le pays frôle le génocide.
L’ONU intervient dès 2013 avec l’opération MISCA qui deviendra MINUSCA, à laquelle la France apporte son aide dans l’Opération Sangaris. L’Union Africaine intervient également.

Les différentes missions sont encore actives mais des résultats importants ont été accomplis. Les différentes structures de l’Etat (mairies, préfectures, commissariats, écoles) ont pu ouvrir à nouveau. Le nombre de personnes déplacées et réfugiées a drastiquement baissé, ce qui montre que la population a pu rejoindre son domicile, le pays plus calme.

Plusieurs séries d’élections ont eu lieu, parfois annulées ou repoussées, mais le résultat est que le pays retrouve en février 2016 un président démocratiquement élu en la personne de Faustin-Archange Touadéra.
La République Centrafricaine a pu rejoindre l’Union Africaine grâce à ce nouveau gouvernement légitime.

La situation reste cependant hautement instable. Les Casques Bleus restent des cibles (l’un d’entre eux a récemment été assassiné à Bangui). Dans le nord du pays, les éleveurs de bétail peuls victimes de vols partent eux-mêmes se faire justice dans les villages responsables, envenimant la situation.

Les ex-rebelles Séléka continuent les combats dans certaines régions, tandis que l’Armée de Résistance du Seigneur (Lord Resistance Army – LRA) qui provient du proche Ouganda commence également à perpétrer des attaques.

Réduire le conflit à des affrontements purement religieux revient à simplifier la réalité. La Séléka est composée majoritairement de musulmans, pour beaucoup étrangers. Des mercenaires et bandits areligieux utilisent simplement le groupe comme moyen de pillage et d’enrichissement.
De même, les anti-Balaka sont des milices qui existaient déjà avant le conflit pour assurer la sécurité des communautés là où l’Etat est absent. Face à la menace Séléka, il est donc logique que les anti-Balaka aient pris les armes (même s’il est vrai qu’ils sont constitués principalement de chrétiens ou d’animistes).

3. La République Démocratique du Congo

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Pour bien comprendre la situation actuelle en RDC, il faut remonter au génocide de 1994 au Rwanda, un pays limitrophe. Les Hutus génocidaires fuient le pays notamment vers la RDC, de peur de subir les représailles des Tutsis. Les régions du Kivu Norte et Kivu Sur (voir la carte suivante) sont clés.

La zone du Kivu était déjà instable avant l’arrivée massive de réfugiés et de Hutus responsables du génocide. Une communauté importante de Tutsis Congolais y vit notamment. Le UNHCR rassemble dans des camps tous ces Rwandais sans faire la distinction entre réfugiés et criminels de guerre.

Les Hutus génocidaires poursuivent leur massacre en RDC avec l’appui progressif du Président Mobutu et de l’armée. Craignant de subir un génocide comme leurs voisins Rwandais, les Tutsis Congolais entreprennent une série d’attaques préventives contre l’armée et le camp de réfugiés. L’armée du Rwanda, où les Tutsis ont repris le pouvoir, intervient également et participe aux massacres de Hutus qui fuient entre le Rwanda et la RDC.
L’Ouganda se rallie rapidement au Rwanda dans ce qui est, en réalité, une invasion de la RDC par le Kivu.

Le Kivu Norte et le Kivu Sur
Le Kivu Norte et le Kivu Sur

En parallèle, le Président Mobutu essaye de s’entourer de soutiens et d’interpeller la communauté internationale qui reste sourde. Il décide de retirer son armée qui au passage pille, détruit, viole et massacre à volonté la population.

D’autres groupes apparaissent aux tendances nuancées. Néanmoins, la population est alors divisée entre un Président légitime dont l’armée massacre les Congolais et une invasion qui cherche à renverser ce régime instable. Mobutu est chassé et Kabila, leader politique de l’invasion, prend le pouvoir en 1997.

La RDC, qui se nommait jusque-là Zaïre, prend sa nouvelle appellation. La Zambie, la Namibie, l’Ethiopie, l’Erythrée, l’Ouganda, la République Centrafricaine, le Gabon, le Mozambique, le Zimbabwe et le Rwanda approuvent l’autonomisation de Kabila au poste de Président.

Mais le Kivu reste une zone très instable. Les Hutus génocidaires et tous ceux qui les ont ralliés au fil des ans y sèment toujours la terreur. La nouvelle armée Congolaise éprouve des difficultés à s’y imposer.

Le Président Kabila ne fait rapidement plus l’affaire aux yeux du Rwanda et des autres pays qui avaient soutenu son arrivée au pouvoir. En été 1998, la situation est très tendue. Kabila soupçonne le Rwanda de vouloir l’assassiner. Les Tutsis prennent peur et commencent à fuir. Kabila ordonne à l’armée du Rwanda, celle-là même qui l’avait mené au pouvoir et toujours présente en RDC, de quitter immédiatement le territoire.

L’armée Congolaise se divise. Les émeutes se multiplient et se transforment en véritable persécution des Tutsis. Les deux camps, pour ou contre Kabila, se forment et s’arment. Le camp contre le Président, mené par des militaires Rwandais, Ougandais et Congolais, gonfle et prend rapidement plusieurs villes avant de s’emparer de la plus grande centrale hydraulique du pays.
La capitale, Kinshasa, est privée d’électricité et d’eau et est au bord de la famine. Kabila appelle les habitants aux armes. La guerre dégénère encore plus.

D’autres pays comme le Tchad et le Soudan interviennent, une dizaine de pays combattent en RDC. Les nations qui autrefois coopéraient avec le Rwanda lors de la première guerre contre Mobutu, divergent désormais de leurs anciens alliés redéfinissant complètement jeu politique en Afrique.
Le pays, lui, est dévasté. Le niveau de vie régresse et des dizaines de groupes armés se construisent autour de l’économie de guérilla et perdurent encore.
La Seconde Guerre de RDC prend fin avec les accords de Lusaka en 1999. Les armées étrangères ont ordre de partir.

Quasiment 20 ans plus tard, la situation a peu évolué dans la zone du Kivu. Les groupes armés se financent notamment grâce aux réserves naturelles extraordinaires du pays. La RDC contiendrait l’équivalent de 24 billions $US.
Les pillages, conflits et vagues d’attaques sont quotidiennes depuis longtemps. Les violences ont fait fuir près de 500 000 Congolais à l’étranger, déplacé près de 3 000 000 de personnes et contraint plus de 200 000 étrangers (Rwandais, Burundais, Centrafricains) à s’établir en RDC. Le pays compte donc 3 500 000 de déracinés.

4. Le Soudan et le Soudan du Sud

soudan

Le Soudan du Sud devient indépendant en 2011.
Avant cela, le Soudan était déjà en proie à des tensions entre les populations musulmanes du nord et celles chrétiennes ou animistes du sud. Le condominium anglo-égyptien institutionnalise les hostilités et les colons traitent les deux régions comme distinctes, si bien que le nord se développe beaucoup plus que le sud. Le nord devient ainsi la région administrative centrale qui prime sur le sud délaissé, ce qui attise d’autant plus les tensions. Le Soudan devient un état souverain en 1956.

Plusieurs conflits éclatent. En 1979, la découverte de pétrole dans le sud rend soudainement la région intéressante pour le gouvernement central. Au même moment, le Président veut passer outre le statut de région autonome dont profite le sud afin d’instaurer la loi musulmane à l’échelle de tout le pays. Une nouvelle guerre civile éclate en 1983.
Le pays est terrassé par la guerre et sa population se retrouve incapable de produire assez de nourriture.
Une inévitable famine éclate en 1988 poussant la nation au coeur de la catastrophe humanitaire.

Plus de 2 millions de personnes sont mortes de faim ou sous les violences. 4 millions d’autres devront se résoudre à fuir.
Des efforts de paix seront entrepris au début des années 2000 et le processus aboutira notamment à l’indépendance de la région sud du pays qui deviendra alors une nation à part entière, le Soudan du Sud.

Mais les accords et les traités ne sont pas respectés. La corruption gangrène les deux Soudan. En 2013, le Président du Soudan du Sud, Salva Kiir, renvoie son gouvernement au complet, incluant le Vice président Riek Machar. La toute jeune nation se divise alors : les Dinka – une population autochtone – soutiennent le Président tandis que les Nuer – une seconde ethnie locale – se rallient à Riek Machar.

La guerre civile éclate. Des dizaines de milliers de personnes sont tuées en quelques mois, des centaines de milliers d’autres contraintes à se réfugier dans des camps ou à l’étranger. Dans le cadre d’un processus de paix, Salva Kiir acceptera le retour de Riek Machar. Cet événement provoque une nouvelle vague de violences forçant Riek Machar à fuir de nouveau. Il sera définitivement remplacé.

La question de la frontière n’est toujours pas réglée. Les groupes armés gangrènent les zones frontalières surtout au Darfour du Nord et du Sud. Le Soudan du Sud est en situation de crise humanitaire et sécuritaire extrême, la pire au monde selon l’ONU. Les affrontements sont quotidiens. Des villages entiers sont rasés, pillés, vidés de leurs habitants.

darfour
Illustration de la crise au Darfour selon le UNHCR. Des flammes jaunes et rouges indiquent un lieu partiellement détruit. Les flammes totalement rouges indiquent un lieu complètement détruit.

 

5. Le Burundi

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Le Burundi est un pays habité par 15% de Tutsis et 85% d’Hutus (les Twa représentent moins de 1% de la population) et a obtenu son indépendance en 1962. La minorité Tutsi dirige le pays, a un accès facile à l’éducation et aux postes importants au détriment de la majorité Hutu.
Les tensions entre les deux principales ethnies ont débouché sur plusieurs conflits. Tout comme les Hutus au Rwanda ont persécuté les Tutsis, ces derniers ont massacré les Hutus au Burundi.

Une guerre civile éclate en 1993 et plonge le pays dans 12 années de chaos. Les chiffres varient mais estiment qu’il y eut jusqu’à 300 000 morts, et plus de 550 000 déplacés.

Nous avons vu qu’en parallèle la RDC demeure instable mais essaye de régler la question des groupes armés dans le Kivu. Ces groupes fuient donc la RDC vers le Burundi. Le pays est aujourd’hui parsemé de ces organisations rebelles qui continuent de maintenir la population dans un état permanent d’insécurité.

En 2015, les élections présidentielles voient le Président sortant, Pierre Nkurunziza, élu pour un troisième mandat. Les résultats sont violemment contestés. Les pro et contre Nkurunziza s’affrontent par groupes armés interposés. Le Président fait fermer l’accès aux réseaux sociaux Facebook, Twitter, WhatsApp et Tango, et fait arrêter la diffusion de stations de radio comme African Public Radio.

L’Union Africaine a pris l’affaire en main et opère actuellement un processus de discussion entre les parties.

Conclusion
5 pays « seulement » connaissent actuellement un conflit. Mais il faut cependant également penser aux pays instables, où l’oppression de la population pèse, où la violence menace. Le Zimbabwe ou à l’Afrique du Sud en sont des exemples.

Voici donc la carte des conflits actuels en Afrique :

Carte des conflits actifs en 2016 en Afrique.
Carte des conflits actifs en 2016 en Afrique.

L’analyse des 5 cas montre une prédominance des conflits surtout civils, où des groupes armés rebelles s’opposent. Les tensions ethniques institutionnalisées pendant les colonisations sont les vectrices essentielles de ces hostilités. Les intérêts économiques pèsent enfin énormément sur la balance. On peut penser aux richesses minérales de la RDC ou le pétrole au Soudan du Sud.

Alors, l’Afrique est-elle violente ?

Il est indéniable que le continent est gangréné par le terrorisme. C’est ce dernier qui est le plus présent à l’échelle du continent.
Nous avons vu dans notre précédent article le nombre impressionnant d’organisations et de cellules terroristes qui y sont actives. Plusieurs pays dont la Somalie sont absolument ravagés par le terrorisme où des groupes tels Boko Haram et l’Etat Islamique sèment le chaos.

A titre de comparaison sur le reste du monde, l’Occident ne connait qu’une guerre étatique avec le conflit en Ukraine. Hormis cette guerre, l’Occident connait surtout des conflits à une échelle inférieure, au niveau de groupes de populations voire des individus. Des groupes terroristes, dormants ou non, sont présents en Europe et en Amérique du Nord. Les cartels de drogues maintiennent le Mexique dans une situation de crise extrême tandis que les 53 442 tueries de masse aux Etats-Unis ont tué 13 468 personnes et blessé 27 042 autres pour la seule année 2015.

En Afrique donc, comme en Occident, les violences se font à l’échelle de la population plutôt que de l’Etat.
Ce schéma se complexifie à mesure que nous allons vers l’est.
Le Proche et Moyen-Orient pullulent d’entités terroristes mais les conflits frontaliers (l’éternelle question Israélo-Palestinienne, le Kurdistan…) impliquent également profondément les Etats. En Asie, les questions frontalières sont au coeur des hostilités entre la Chine, le Japon, les Corées et une multitude d’autres pays qui se disputent îles, mers et montagnes.

Alors l’Afrique est-elle violente ? Oui. L’est-elle plus qu’ailleurs ? Oui, si nous prenons comme échelle les grandes régions du monde et regardons à l’échelle de la population. Si nous étudions la question pays par pays, certaines nations africaines sont bien plus paisibles que certaines d’Occident comme les Etats-Unis.

La question de la violence en Afrique ne peut donc se résumer à voir le continent comme un tout et il est absolument nécessaire, afin de saisir plus tard les intérêts économiques et politiques de certaines puissances, de relativiser et aborder chaque question africaine au cas par cas.
Il est indéniable, cependant, que certains pays africains sont hautement violents et instables dans des degrés rares, que nous retrouvons uniquement dans quelques autres pays du globe, comme en Syrie, en Afghanistan ou en Ukraine.

Superposition des cartes du terrorisme et des conflits en Afrique
Superposition des cartes du terrorisme et des conflits en Afrique

La carte ci-dessus montre la prédominance de la violence terroriste en Afrique.
Il y a une certaine corrélation entre terrorisme et conflit avec les cas de la Lybie, des deux Soudans, de la Centrafrique et du Burundi, où les groupes sont l’acteur principal des instabilités.

Ces situations sont un reflet de l’ordre mondial actuel où les conflits purement étatiques se font rares, tandis que les guerres entre communautés se multiplient. Nous sommes revenus à l’échelle de l’individu. Les Etats comptent moins dans les instabilités locales et mondiales.
Sans doute est-ce dû à l’économie mondialisée qui voit la coopération internationale comme bénéfique, au forum de discussion que sont les Nations Unies et à l’apparition de ces anciens ennemis retrouvés : les groupes de civils.

Justement, tout comme la communauté internationale a travaillé à l’échelle des pays pour amener les nations à coopérer, un tel schéma au niveau des communautés ne serait-il pas propice ?
Créer une organisation mondiale des communautés, groupes, ethnies, ne permettrait-il par d’avoir un second forum bien plus adapté aux conflits qui ravagent le monde de ce début de XXIème siècle ?
Mais quels intérêts iraient à l’encontre de ce type de solution?


SOURCES

BBC. Burundi blocks social media amid anti-Pierre Nkurunziza protests. 2015.
http://www.bbc.com/news/world-africa-32512668

BBC. Guide to key Libyan militias. 2015.
http://www.bbc.com/news/world-middle-east-19744533

Council on Foreign Relations. Civil War in Libya. Global Conflict Tracker. 2016.
http://www.cfr.org/global/global-conflict-tracker/p32137?_escaped_fragment_=/#!/conflict/civil-war-in-libya

Council on Foreign Relations. Civil War in South Sudan. Global Conflict Tracker. 2016.
http://www.cfr.org/global/global-conflict-tracker/p32137?_escaped_fragment_=/#!/conflict/civil-war-in-southsudan

Council on Foreign Relations. Political Crisis in Burundi. Global Conflict Tracker. 2016.
http://www.cfr.org/global/global-conflict-tracker/p32137?_escaped_fragment_=/#!/conflict/political-crisis-inburundi

Council on Foreign Relations. Political Crisis in Burundi. Global Conflict Tracker. 2016.
http://www.cfr.org/global/global-conflict-tracker/p32137?_escaped_fragment_=/#!/conflict/political-crisis-inburundi

Council on Foreign Relations. Violence in the Democratic Republic of Congo. Global Conflict Tracker. 2016.
http://www.cfr.org/global/global-conflict-tracker/p32137?_escaped_fragment_=/#!/conflict/violence-in-thedemocratic-republic-of-congo

Global Security. Burundi Civil War. 2016.
http://www.globalsecurity.org/military/world/war/burundi.htm

Global Terrorism Database. Terrorist attacks in 2014-2015 in Libya. 2015.
http://www.start.umd.edu/gtd/search/Results.aspx?expanded=no&casualties_type=b&casualties_max=&start_yearonly=2014&end_yearonly=
2015&dtp2=all&success=yes&country=113&ob=GTDID&od=desc&page=1&count=100#results-table

Gun Violence Archives. Past Summary Ledgers. 2015.
http://www.gunviolencearchive.org/past-tolls

Insight on Conflict. Sudan : Conflict Profile. 2015.
https://www.insightonconflict.org/conflicts/sudan/conflict-profile/

Quaerius. La France en Afrique : intervenir sur un territoire grand comme l’Europe. 2016.
http://www.quaeriusanalytics.com/securite-defense/defense/operations-afrique-territoire-immense/

United Nations. United Nations High Commissionaire for the Refugees. Democratic Republic of Congo. 2016.
http://www.unhcr.org/afr/democratic-republic-of-congo

Weiss, Herbert. War and Peace in the Democratic Republic of Congo. American Diplomacy. 2000.
http://www.unc.edu/depts/diplomat/AD_Issues/amdipl_16/weiss/weiss_congo1.html

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