La France en Afrique : intervenir sur un territoire grand comme l’Europe

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Dans le domaine des relations internationales, il n’y a rien de plus vrai que : « l’instabilité de l’un fera l’insécurité de l’autre. »
La France est actuellement active dans plusieurs pays de l’ouest et du centre africains. Il est flagrant que les problématiques de la région du Sahel ont des conséquences à une échelle encore plus grande auprès des pays voisins.
Les instabilités que ces opérations gèrent montrent une nouvelle fois l’importance d’avoir des institutions bien ancrées et un secteur de la sécurité performant. Les points suivants indiquent que le coeur du continent africain demeure sensible aux perturbations et que les infrastructures étatiques sont encore parfois trop faibles pour y parer.

1-sahel
Une zone d’action aussi grande que l’Europe

1. L’opération Serval (2013-2014)
Le Mali peut être divisé en deux : sa partie nord et sa partie sud. Les Touaregs sont une ethnie de personnes semi-nomades qui vivent principalement dans le nord du Mali, au Niger, en Algérie et en Lybie.
A contre-courant avec le gouvernement malien depuis l’indépendance du pays, les Touaregs sont à l’origine de plusieurs insurrections dont une commencée en 2012.
En parallèle plusieurs autres groupes profitent de l’instabilité ambiante. Ansar al Dine est créé fin 2011 par un Touareg. Le MUJAO est un mouvement radical islamique qui trouve son origine dans AQMI.
Ces groupes et les factions qui en résultent, en désaccord sur leurs objectifs respectifs, en viennent à s’affronter. Ceci rend le pays d’autant plus instable et violent. On se rappellera l’attaque perpétrée contre l’hôtel Radisson Blu à Bamako le 20 novembre 2015 par un groupe proche d’Al-Qaïda.
Le pays demande en janvier 2013 l’aide de la France pour les stopper et les repousser.
L’opération Serval est lancée. Celle-ci a trois objectifs :

➡Combattre et repousser les groupes terroristes en collaboration avec les forces armées maliennes ;
➡Rendre sa souveraineté au pays dans les zones libérées ;
➡Aider la formation de la Mission Internationale au Mali et la Mission Européenne de formation de l’armée malienne.

Cette opération permet de libérer les zones occupées et de démanteler l’hyper-structure terroriste qui s’était implantée. On parle ici d’une forme d’industrialisation du terrorisme : recrutement, passage en centres de formation, livraisons massives de matériel de combat etc. Le MUJAO repose son financement sur un mécanisme lucratif de trafic de drogues et de demandes de rançon.
L’armée française a fourni beaucoup d’efforts. Un exemple frappant : le Mali est deux fois plus long que la France, aussi bien que les bataillons logistiques ont dû parcourir 400 000 km par mois. Petite note : la circonférence de la Terre est de 40 000 km.

L’opération Serval s’arrête officiellement en juillet 2014 pour laisser place à une opération d’une envergure beaucoup plus grande : l’opération Barkhane.

2. L’opération Barkhane (2014 – Aujourd’hui)
Le Sahel et le Sahara sont des régions principalement désertiques. Les frontières étant également poreuses, les groupes terroristes s’éparpillent facilement dans la zone. D’autant que chaque nation connait à l’interne des problèmes de sécurité confrontant souvent gouvernements et groupes armés rebelles.
Le Niger, par exemple, souffre des attaques du groupe radical islamique Boko Haram ou encore du Niger Delta Avengers, un groupe cherchant l’indépendance du nord du Nigéria.
Ces groupes sont d’autant plus actifs et efficaces depuis que la région est devenue instable. Il faut donc une approche plus grande.
C’est l’opération Barkhane. Celle-ci réunit la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina-Faso – les G5 Sahel – en collaboration avec la France. Les moyens sont fusionnés et partagés entre tous. La France a deux objectifs :

➡Appuyer les armées du G5 Sahel dans leurs efforts militaires contre les groupes terroristes
➡Aider à empêcher le retour de ces groupes.

3. La MINUSMA (2013 – Aujourd’hui)
L’ONU lance sa mission de stabilisation du Mali en avril 2013. L’Afrique a également sa propre mission au Mali qui laissera son autorité à l’ONU afin de pouvoir faire remonter jusqu’au Conseil de Sécurité la gestion des opérations. L’ONU intègre plusieurs volets à la MINUSMA : militaire, policier, légal, environnement, réintégration, déminage… Son mandat devait initialement prendre fin le 30 juin 2016 mais a été renouvelé pour une année supplémentaire jusqu’au 30 juin 2017.

En mai 2015, le gouvernement malien et les mouvements armés regroupés en coalitions se réunissent pour signer les Accords d’Alger, un nouvel accord qui cette fois-ci est plutôt un succès, malgré le retard de son application. Le cessez-le-feu est respecté par le gouvernement malien et les mouvements armés depuis août 2015.

Le mandat du Conseil de Sécurité consiste tout d’abord à aider les parties maliennes à appliquer les Accords d’Alger ainsi que le l’Etat à redevenir efficace. L’ONU poursuit sa mission de protection des populations et autorise plusieurs pays à remplir des rôles plus spécifiques.

Résolution 2295
Extrait de la Résolution 2295
Résolution 2295-2
Extrait de la Résolution 2295

Ces informations montrent que des situations instables peuvent partir d’une petite région et s’étendre à tout un territoire aussi grand qu’un continent. C’est pourquoi des institutions fortes, des frontières stables et surveillées et surtout une étroite collaboration sont absolument nécessaires pour contenir les instabilités et les résoudre aussi bien que possible.

Un autre théâtre d’opération français illustre très bien ce jeu de domino d’instabilités qui se propagent de pays en pays.

4. La République Centrafricaine
Ce pays au coeur de l’Afrique partage ses frontières avec le Tchad – membre du G5 Sahel – ou encore le Soudan et le Soudan du Sud, deux nations encore en proie à de très violents affrontements. Il paraît donc logique que la République Centrafricaine souffre du climat instable ambiant dans cette partie du globe.
Voici un point de situation :

centrafrique carte

➡ La crise
Le pays est pauvre et l’Etat faible suite à une dizaine d’années de conflits lorsqu’en décembre 2012 un groupe armé appelé Séléka lance toute une série d’attaque. Un accord de paix ne suffira pas à les empêcher de s’emparer de la capitale, Bangui, en mars 2013 et de forcer le Président à s’enfuir. L’une des conséquences de l’absence de gouvernement légitime est la sortie du pays de l’Union Africaine.

Un second groupe anti-Balaka prend les armes. Les affrontements prennent une tournure religieuse et précipitent la population dans la famine. Plus de la moitié des Centrafricains ont besoin d’une assistance humanitaire urgente. Des centaines de milliers de personnes sont déplacées internes voire fuient dans les pays voisins. La République Centrafricaine frôle le génocide.

➡ L’Union Africaine et L’ONU
Les Nations Unies ont depuis 2010 un Bureau pour la Consolidation et la Paix en Centrafrique (BINUCA). Son mandat sur la consolidation des institutions démocratiques est inadapté à la situation.
Le Conseil de Sécurité vote donc en 2013 le déploiement d’une Mission d’Intervention (MISCA) à la mission pertinente et aux moyens nécessaires pour rétablir l’ordre dans le pays sous un leadership africain. L’ONU modifie une troisième fois son intervention avec la création de la MINUSCA en 2014.

➡ L’opération Sangaris
Suite au vote des Nations Unies d’autoriser une force africaine à intervenir en décembre 2013, la France décide de lancer une opération de soutien à la MISCA, l’opération Sangaris.
Celle-ci a trois premiers objectifs :

1. Rétablir la sécurité dans Bangui et sa périphérie ;
2. Permettre la réouverture sécuritaire de l’axe routier reliant Bangui au Cameroun pour permettre au ravitaillement d’arriver et ainsi éviter une catastrophe humanitaire ;
3. Participer à la stabilisation d’une zone au coeur du pays, où les affrontements et tensions interreligieuses et interethniques sont nombreux.

Les 3 étapes de l'opération Sangaris
Les 3 étapes de l’opération Sangaris

➡ Bilan
Les différentes missions sont encore actives mais des résultats importants ont été accomplis. Les différentes structures de l’Etat (mairies, préfectures, commissariats, écoles) ont pu ouvrir à nouveau. Le nombre de personnes déplacées et réfugiées a drastiquement baissé, ce qui montre que la population a pu rejoindre son domicile, le pays étant plus calme.

Plusieurs séries d’élections ont eu lieu, parfois annulées ou repoussées, mais le résultat est que le pays retrouve en février 2016 un président démocratiquement élu en la personne de Faustin-Archange Touadéra. La République Centrafricaine a pu rejoindre l’Union Africaine grâce à ce nouveau gouvernement légitime.

La situation reste hautement instable cependant. Les Casques Bleus restent des cibles. L’un d’entre eux a récemment été assassiné à Bangui. Dans le nord du pays, les éleveurs de bétails peuls sont victimes de voleurs de bétails et partent eux-mêmes se faire justice dans les villages responsables, si bien que la situation s’envenime.

Les ex-rebelles Séléka continuent les combats dans certaines régions, tandis que l’Armée de Résistance du Seigneur (Lord Resistance Army – LRA) qui provient du proche Ouganda commence également à perpétrer des attaques.

opération sangaris logo

Des dizaines d’abus sexuels ont été commis par des Casques Bleus. Des soldats français de l’opération Sangaris sont également mis en cause. Ces crimes ont pour effets collatéraux de fragiliser la confiance qu’a la population envers ces forces étrangères. Ces affaires ont provoqué une véritable crise de réputation de l’ONU et de la France, notamment parce que les dispositions n’ont pas été prises pour mener en justice les coupables.

C’est ce qu’a affirmé Anders Kompass qui a transmis aux autorités françaises un document prouvant les agissements de certains soldats de Sangaris. Devant le manque de volonté de l’ONU et de la France ainsi que l’impunité des coupables, Anders Kompass démissionna de l’ONU, ce qui fut un nouveau coup dur à la légitimité des Nations Unies.
Ces affaires ont mis en lumière de graves défaillances dans le système, ce dernier n’étant pas performant pour prévenir ou gérer ce type de situation.

La République Centrafricaine se trouve sans doute dans une situation plus favorable que celle de décembre 2013, mais la paix demeure fragile. Les missions sont appelées à perdurer et à s’adapter à l’environnement sécuritaire changeant. La France restera normalement jusqu’à octobre 2016.
Ces nouvelles expériences mettent en avant des dysfonctionnements graves qui ont des conséquences tragiques. Pour étendre le sujet plus globalement, ceci nous rappelle que les opérations d’intervention impliquent bien entendu des combats, mais aussi de côtoyer des populations civiles. Les différents groupes de la société prennent un rôle de plus en plus important mais beaucoup reste à faire pour que tous les acteurs légitimes soient pris en compte.

5. Où se cache la vérité ?
Qui dit conflit dit intérêt.
La Séléka (« alliance » en Sango) est une coalition de plusieurs groupes majoritairement musulmans mais surtout principalement étrangers au pays. Les quelques 10% de la Séléka qui soient des nationaux proviennent du nord du pays près du Tchad, d’où sont également issus les autres groupes. A ceux-ci s’ajoute tout un panel de mercenaires et de bandits areligieux qui profitent des capacités de la Séléka pour piller.

Les Anti-Balaka (« anti-machette » en Sango et aussi une onomatopée de « anti-balle-AK ») sont traditionnellement une force de sécurité qui oeuvre dans les communautés où l’Etat est absent. Depuis, elle représente aussi le mouvement anti-Séléka. Elle regroupe des animistes et des chrétiens qui composent la très vaste majorité de la population nationale.

Se réduire à distinguer la Séléka et les Anti-Balaka uniquement sur un critère religieux est donc simpliste. Ultime preuve : la Séléka finit pas attaquer les populations musulmanes du nord. Les discours officiels qui opposent musulmans et chrétiens/animistes sont donc simplistes. Contrairement au Mali où les groupes armés sont plus faciles à discerner, les groupes en oeuvre en Centrafrique se fondent dans la masse et il est donc difficile de distinguer clairement un membre de la Séléka, des Anti-Balaka ou des mercenaires opportunistes.
Il semble s’agir là plus d’une question de pouvoir et d’argent que de religion.

Mais où sont les intérêts? Il est vrai que la France en possède plusieurs dans cette région. Concernant la République d’Afrique Centrale, le pays a toujours joué un rôle politique officieux avec les leaders de la Centrafrique. Spécifiquement dans ce pays, la France semble avoir perdu en partie de son influence récemment, notamment parce que la République Centrafricaine se tourne vers d’autres pays, dont la Chine.

La France a plusieurs intérêts économiques en Centrafrique : Air France, Bolloré, France Télécom, Areva ou encore Total y sont implantés.
Certaines usines ont souffert des affrontements. Cependant, les intérêts économiques ne semblent pas aussi importants qu’il n’y paraissent.

La principale raison d’intervention de la France semble être le danger que représente la disparition de l’Etat en Centrafrique qui serait alors en proie à toutes sortes de groupes armés qui, eux, seraient une menace plus grande et plus directe.

Intervenir permet à la France de revenir sur le devant de la scène en Centrafrique et d’ailleurs dans les autres pays où elle est présente, face à la Chine.
Le journal The Guardian parle ici de « Doctrine Hollande » : intervenir dans un but premier humanitaire tout en voulant rehausser la côte de popularité du gouvernement et de la France/de l’Europe à l’international face à la Chine, ou encore pour remplacer les Etats-Unis se retirant de plus en plus des théâtres d’opération.
La ligne directrice : le combat entre terrorisme musulman et le « monde moderne » occidental. La méthode : chercher l’approbation de l’ONU ou encore de l’Union Africaine ; intervenir surtout sur un plan humanitaire et de désarmement ; chercher l’approbation des groupes locaux.

Ce schéma en soi est logique. Gagner le soutien d’une partie de la population locale permet de s’assurer que la mission se passera au mieux sur le terrain et il est dans la continuité d’obtenir quelques bénéfices en retour.

Tout est dans la mesure.

Conclusion
La France intervient actuellement dans plusieurs pays africains proches les uns des autres, ce qui montre bien que les tensions d’un endroit peuvent avoir des répercussions ailleurs, y compris en métropole. La présence des bases militaires françaises explique aussi en partie pourquoi la France joue un rôle particulier sur ce terrain.

Des intérêts sont en jeu, autant pour des groupes armés que pour la France. La France semble encline à intervenir là où les instabilités renforcent le terrorisme islamique. Mais en suivant cette dynamique, après le Sahel et le Sahara, quels seraient les prochains théâtres d’opération du pays et quelle forme l’intervention prendra-t-elle?

Le pays a -t-il les moyens de continuer dans cette logique tout en préservant le territoire et si oui, est-il possible de rationaliser cette approche?



SOURCES

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http://photos.state.gov/libraries/mali/328671/peace-accord-translations/1-accord-paix-etreconciliation-francais.pdf

Benneyworth, Ij. The Ongoing Relationship Between France and its Former African Colonies. 2011.
http://www.e-ir.info/2011/06/11/the-ongoing-relationship-between-france-and-its-former-africancolonies/

Bensimon, Cyril. Le Monde. A Bangui, François Hollande Annonce la Fin de l’Opération Sangaris. 2016.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/14/a-bangui-francois-hollande-annonce-la-fin-de-loperation-sangaris_4919538_3212.html?xtmc=centrafrique&xtcr=26

Cowell, Alan. 2013. Recasting France’s Role in Africa.
http://www.nytimes.com/2013/11/29/world/europe/recasting-frances-role-in-africa.html

Darracq, Vincent. France in Central Africa: The reluctant interventionist. 2014.
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2014/02/france-central-africa-reluctant–20142975859862140.html

Diallo, Abubakr. Attaque du Radisson au Mali : à la traque de trois suspects. 2015.
http://www.afrik.com/attaque-au-mali-a-la-traque-de-trois-suspects

France. Ministère de la Défense. 2013. Présentation de l’Opération Serval.
http://www.defense.gouv.fr/operations/autres-operations/operations-achevees/operationserval-2013-2014/dossier/presentation-de-l-operation

France. Ministère de la Défense. 2014. Sahel : Lancement de l’Opération Barkhane.
http://www.defense.gouv.fr/operations/sahel/actualites/lancement-de-l-operation-barkhane

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http://www.defense.gouv.fr/operations/sahel/actualites/point-de-situation-au-30-juin-2016

France. Ministère de la Défense. Centrafrique : le Lancement de l’Opération Sangaris. 2013.
http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/centrafrique-lancement-de-loperation-sangaris

France. Ministère de la Défense. Dossier de Presse : Opération Barkhane.
http://www.defense.gouv.fr/operations/sahel/dossier-de-presentation-de-l-operation-barkhane/operation-barkhane

France. Ministère de la Défense. Dossier de Presse : Sangaris, de l’Intervention en Urgence à l’Appui à la Communauté Internationale. 2015.
http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/dossier-de-presentation-de-l-operationsangaris/operation-sangaris

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http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/republique-centrafricaine-operationde-securisation

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https://minusma.unmissions.org/sites/default/files/160629_scr_2295_french.pdf

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http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/minusca/background.shtml

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https://minusma.unmissions.org/historique

Strategy Page. 2015. Nigeria: Bandits replacing Islamic terrorists.
https://www.strategypage.com/qnd/nigeria/articles/20160801.aspx

Tisdall, Simon. 2013. France in the Central African Republic is latest use of ‘Hollande doctrine’.
https://www.theguardian.com/commentisfree/2013/dec/05/france-central-african-republic-hollandedoctrine

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